lundi 9 janvier 2012

STOP aux vols d'articles par des groupes non-orthodoxes et/ou prétendument orthodoxes


Halte au parasitage de nos sites, 
Halte au vol et au détournement du travail d'autrui!!!


Les (bons) sites "Orthodoxologie" et "Saint Materne" en ont été victimes

...nous aussi!!!


Pour information, voir ICI et ICI

Nous nous associons aux justes protestations des ces deux sites pour dénoncer fermement à notre tour, des pratiques de piratage concernant les textes composés ou traduits par nous et édités sur nos sites (présent blog et ancien site de la mission Saint Jude Thaddée et Sainte Xénia de Saint Petersbourg).

Nous dénonçons entre autre, le pillage et le détournement scandaleux de longues traductions faites par nos soins, touchant au long et délicat sujet des différentes situations canoniques en orthodoxie. Cet essai, composé en espagnol par le Hiéromoine Conrad avait été traduit en français par nos soins, et mis sous PDF afin d'éviter son vol et son détournement, cela n'a pas arrêté les pilleurs en quête de crédibilité pour leur groupuscule.

Ces pillages et détournements de textes ont été commis par de prétendus orthodoxes aux titres fantaisistes et ronflants, en communion avec personne sinon avec eux-mêmes, à l'ecclésiologie délétère, totalement étrangère à la Foi et à l'esprit de l'Eglise Orthodoxe et à sa Sainte tradition.

Des dispositions vont être prises...

A bon entendeur...

vendredi 6 janvier 2012

Joyeuse Nativité du Christ!




TROPAIRE
(Ton 4)

Ta naissance, Ô Christ, notre Dieu,
a fait resplendir dans le monde la lumière de l'intelligence.
Ceux qui servaient les astres 
sont insruits par l'astre de t'adorer,
Soleil de Justice, et te contempler, 
Orient venant des hauteurs.
Seigneur, gloire à toi !

A tous nos Frères Orthodoxes,
A tous nos amis et lecteurs,
en ce jour du 25 décembre ecclésiastique 
(7 janvier civil):

Joyeuse et sainte Nativité du Christ!

Que Ses bénédictions éternelles 
se répandent sur vos âmes, 
sur vos foyers 
et vos familles

samedi 24 décembre 2011

Evangile de ce dimanche : St Luc 14, 16-24

 St Luc 14, 16-24 Le festin



16 Et Jésus lui répondit: Un homme donna un grand souper, et il invita beaucoup de gens. 17 A l'heure du souper, il envoya son serviteur dire aux conviés: Venez, car tout est déjà prêt. 18 Mais tous unanimement se mirent à s'excuser. Le premier lui dit: J'ai acheté un champ, et je suis obligé d'aller le voir; excuse-moi, je te prie. 19 Un autre dit: J'ai acheté cinq paires de boeufs, et je vais les essayer; excuse-moi, je te prie. 20 Un autre dit: Je viens de me marier, et c'est pourquoi je ne puis aller. 21 Le serviteur, de retour, rapporta ces choses à son maître. Alors le maître de la maison irrité dit à son serviteur: Va promptement dans les places et dans les rues de la ville, et amène ici les pauvres, les estropiés, les aveugles et les boiteux. 22 Le serviteur dit: Maître, ce que tu as ordonné a été fait, et il y a encore de la place. 23 Et le maître dit au serviteur: Va dans les chemins et le long des haies, et ceux que tu trouveras, contrains-les d'entrer, afin que ma maison soit remplie. 24 Car, je vous le dis, aucun de ces hommes qui avaient été invités ne goûtera de mon souper.


A travers cette parabole du festin, le Christ invite chacun de nous à sa table, c'est-à-dire à l'Eucharistie, à la Divine Liturgie. Devant ce refus des premiers invités, le Maître en choisit d'autres : des pauvres, des estropiés, des aveugles, des boiteux, en quelque sorte, tout ceux qui n'interressaient personne, et qui à cause de leur maladie ou de leur infirmité, avaient été exclus du temple. Les Pères de l'Eglises ont souvent vu dans les premiers invités, le peuple juif de l'ancienne Alliance qui a refusé de croire au Messie, et dans les deuxièmes invités,  toutes les nations bancales et peux recommandables mais pour lesquelles le Christ est aussi venu pour les sauver.

Nous pouvons faire cette lecture historique, mais aussi nous pouvons découvrir qu'à travers les réactions des invités, c'est de nous dont il s'agit lorsque nous trouvons des bonnes excuses pour ne pas venir à la Liturgie du dimanche, ou pour ne pas prier. Nous nous rapprochons de la Nativité. C'est aussi des pauvres bergers exclus qui se sont prosternés devant le Sauveur du monde. Quelques fois nous sommes un peu rapide à voir dans les autres leurs infirmités. Mais lorsque nous nous rappelons, que nous sommes pauvres en bonnes actions, boiteux et estropiés sur le chemin de la déification, et que face à la foi nous sommes des aveugles peu illuminés à cause de nos péchés, il nous faut venir à la table du Seigneur pour qu'Il nous nourrisse des Saints Dons, alors nous reprendrons des forces, et que surtout, nous partagerons ses noces éternelles.

Par un moine orthodoxe de Nîmes.

samedi 17 décembre 2011

Evangile de ce dimanche : St Luc 13, 10-17

La femme recourbée.




St Luc 13, 10-17

Jésus était en train d'enseigner dans une synagogue, le jour du sabbat.
Il y avait là une femme, possédée par un esprit mauvais qui la rendait infirme depuis dix-huit ans ; elle était toute courbée et absolument incapable de se redresser.
Quand Jésus la vit, il l'interpella : Femme, te voilà délivrée de ton infirmité.
Puis, il lui imposa les mains ; à l'instant même elle se trouva toute droite, et elle rendait gloire à Dieu.
Le chef de la synagogue fut indigné de voir Jésus faire une guérison le jour du sabbat. Il prit la parole pour dire à la foule : Il y a six jours pour travailler ; venez donc vous faire guérir ces jours-là, et non pas le jour du sabbat.
Le Seigneur lui répliqua : Esprits faux que vous êtes ! N'est-il pas vrai que le jour du sabbat chacun de vous détache de la mangeoire son boeuf ou son âne pour le mener boire ?
Et cette femme, une fille d'Abraham, que Satan avait liée il y a dix-huit ans, n'est-il pas vrai que le jour du sabbat il fallait la délivrer de ce lien ?
Ces paroles de Jésus couvraient de honte tous ses adversaires, et toute la foule était dans la joie à cause de toutes les actions éclatantes qu'il faisait.

Voici une femme, fille d'Abraham, membre du peuple élu, qui est infirme et courbée, et cela parce qu'elle est possédée par un esprit mauvais. Elle ne peut pas se tenir droite, elle est incapable de relever la tête, tel un être libre, elle est liée par Satan. Le Christ est celui qui est venu pour nous sauver de nos péchés et nous libérer de nos entraves, de tout ce qui nous fait plier devant le diable,, de tout ce qui nous empêche de voir loin devant, de ce qui nous abaisse. Les animaux regardent vers le sol, l'être humain regarde vers le ciel. « Relève toi ! » dit le Christ à chacun de nous qui ployons sous le poids de nos péchés, et rendons gloire à Dieu comme cette femme sauvée.

Mais ce miracle irrite les pharisiens, car il a lieu le jour du sabbat, jour où les juifs n'ont pas le droit de travailler ni de faire quelque action. Mais quelle hypocrisie ! répond le Christ. Qui laisserait son animal mourir de soif le jour du sabbat. Une femme malade ne vaut-elle pas plus que tous les animaux de la terre ? On délie un animal, et on ne pourrait délié du péché et de Satan, une femme ? On mène à la source un animal pour qu'il ait le nécessaire vital, et on ne pourrait mener une femme vers la Vie éternelle ?

Le Sabbat rappelle le repos de Dieu après la création. En guérissant le jour du Sabbat, le Christ montre que non seulement il est le maître du Sabbat, mais en plus, qu'il n'y a pas de repos pour Dieu lorsqu’il s'agit de montrer sa miséricorde. Il nous aime tout le temps, au delà de tout, et son salut est pour toujours et à jamais.

Par un moine orthodoxe de Nîmes.

mercredi 14 décembre 2011

D'où je viens ......où je vais ?



Dieu s'est fait homme pour que nous soyons Dieu.(St Iréné)


Tout le monde s'est déjà posé la question de pourquoi je suis sur terre (d'où je viens ?), et quelle est ma destinée (où je vais ?). l'homme s'interroge sur le sens de sa vie.

 


D'où je viens ?

Le récit de la création dans la bible nous apprend que Dieu est créateur et qu'il nous a créés à son image et à sa ressemblance. Ce récit qui nous présente Adam et Eve dans un jardin, est imagé. La science nous enseigne qu'après le Big-Bang l'univers a évolué et la vie est apparue jusqu'à la constitution de l'être humain. La foi chrétienne n'est pas forcement contredite pas la science. En effet, la foi et la science ne répondent pas aux mêmes questions. La science va répondre à la question du comment s'est fait le monde, et la Bible au pourquoi s'est fait le monde.

Si un enfant demande « comment on donne la vie ? », les parents répondront à une question scientifique, mais s'il demande « pourquoi vous m'avez donné la vie ? » la réponse sera une réponse d'amour.

Pour le croyant il en est de même, « comment le monde s'est fait ? », c'est le problème du scientifique mais « pourquoi le monde existe et pourquoi je suis là ? » c'est le problème du croyant, et la réponse est la même que des parents feraient à leur enfant : une réponse d'amour.

Dieu est amour (1 Jn 4,8) et cet amour, il ne veut pas le vivre seul, mais le faire déborder par ses énergies hors de lui-même et le partager avec des êtres à son image.

Suis-je là par hasard ?

Dieu créé et dans cette création, il met l'homme au centre. L'être humain a une place spéciale dans le sens où par rapport à l'animal il a une conscience et il est capable d'aimer comme un choix libre. Il est capable de donner un sens à sa vie, et il est aussi capable de croire en Dieu. C'est d'ailleurs depuis le début de l'humanité le seul à enterrer ses morts et à leur rendre un culte, chose que ne fait pas l'animal. Parce que Dieu lui a donné une âme, principe de vie, l'homme est à son image et à sa ressemblance. C'est-à-dire qu'il est capable d'aimer comme Dieu nous aime, et de vivre en harmonie avec lui et d'avoir cette possibilité d'aider les autres et de rendre le monde plus beau. Ce n'est donc pas un hasard si l'être humain existe, mais bien parce que Dieu nous a fait à son image et à sa ressemblance pour aimer en vérité et être heureux.

 


Où je vais ?

Nous le voyons dans la création, tout être vivant fini par mourir. Se pose alors la question de ce qu'il y a après la mort. Pour l'être humain qui est à l'image et la ressemblance d'un Dieu immortel, il y a l'espérance d'une vie transformée qui va au delà de la mort. Le chrétien croit que Jésus Christ, fils de Dieu, est mort sur la croix et est ressuscité, c'est-à-dire vivant de nouveau. Parce que nous sommes à son image et à sa ressemblance, parce que Dieu s'est fait homme en Jésus, nous sommes appelés à devenir comme Dieu, c'est à dire transformés, éternels et déifiés.

A la fin du temps terrestre qui passe et qui s'achèvera, le chrétien croit à la résurrection de son corps., mais dans un corps transfiguré, pas à la manière de ce que nous vivons maintenant, mais semblable au Christ glorieux et ressuscité. A ce moment, la vie en Dieu sera totale et définitive.

La vie est un cadeau précieux

Si donc, nous ne sommes pas là par hasard, mais parce que Dieu nous aime et qu'il nous appelle à une vie à son image et à sa ressemblance, cela veut dire que la vie humaine est quelque chose de très grand aux yeux de Dieu. Nous avons une véritable dignité. Dieu fait de nous ses enfants et ses propres membres. Nous devenons par le baptême un frère ou une soeur du Christ, et si nous aimons comme le Christ nous aime, cela va nous rendre heureux ainsi que notre entourage. Par le baptême et les autres sacrements, nous devenons porteur de la vie divine. Dieu nous fait ce cadeau de la vie comme un don sacré où il fait éclater son mystère et sa générosité.



Quel sens donner à la vie ?

Il est vrai que souvent nous ne voyons pas bien pourquoi nous sommes sur cette terre, et que tous les événements de la vie, surtout les plus difficiles peuvent être occasion de doutes. Mais encore une fois, la plus belle chose que l'être humain puisse faire c'est de vivre en Dieu et d'aimer, car cela le rend profondément ce à quoi il est appellé. Une personne qui n'aime pas ou qui n'est pas aimée ne peut pas trouver le bonheur. Or celui-ci est ce qui est recherché par tout être humain. Donner du sens à sa vie, c'est rechercher ce bonheur. Pas n'importe lequel mais en faisant des choix qui le feront grandir et devenir toujours plus à la ressemblance du Christ. C'est dans l'évangile, en contemplant comment le Christ à vécu, en regardant ce qu'il a fait, en écoutant ce qu'il a dit, que nous allons trouver les actes et les paroles qui conduisent à la vie et au bonheur réel.

Et le mal ?

Le mal est une absence de bien. Il introduit l'absurde et la souffrance dans la création. Il est entré dans le monde à cause du péché d'Adam et Eve, tentés par le diable.
Il n'y a pas de réponse au mal comme on résoudrait un problème de mathématiques, avec des formules toutes faites. Mais il y a cette certitude que Dieu n'aime pas le mal, ni la souffrance, ni la mort. Il y a bien sur des souffrances causées par les hommes entre eux, ou parce que la vie est quelque chose de fragile, mais la souffrance de l'innocent reste un grand mystère. Par contre, Dieu ne nous regarde pas de haut. Au contraire il s'est revêtu de notre nature, il a vécu notre condition d'homme en tout chose, excepté le péché. Mais il n'a pas échappé à la souffrance dans son corps et dans son esprit, ni à la mort sur une croix. Par cette mort, il a vaincu la puissance de la mort, il a supporté et assumé le mal pour le vaincre. Puis il est ressuscité, c'est-à-dire, il est redevenu vivant et cela pour toujours, afin qu'à notre tour, nous qui allons passer par la mort, nous ayons la vie éternelle, que nous devenions pleinement à l'image et à la ressemblance de Dieu et que nous puissions à notre tour participer à sa vie malgré nos propres croix.



De la Parole de Dieu

Gen 1, 26 : Dieu dit : « Faisons l'homme à notre image et à notre ressemblance » Dieu créa l'homme à son image, à l'image de Dieu il le créa, homme et femme il les créa.

Jn 3, 16 : Car Dieu a tant aimé le monde qu'il lui a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui, ne périsse pas, mais ait la vie éternelle.

Jn 13, 34 : Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés

Jn 14, 6 : Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie.

Mc 12, 27 : Dieu n'est pas un Dieu des morts mais des vivants.

Dt 30, 15;19 : Vois, je te propose aujourd'hui vie et bonheur, mort et malheur, choisis donc la vie.

Ez. 18, 32 : Je ne prends pas plaisir à la mort de qui que ce soit, Parole du Seigneur. Convertissez-vous et vous vivrez.

Ph 2, 5-8 : Le Christ Jésus lui qui était de la condition de Dieu, n'a pas jugé d'être traité à l'égal de Dieu, mais au contraire, il se dépouilla lui même en prenant la condition de serviteur. Devenu semblable aux hommes et reconnu comme un homme à son comportement, il s'est abaissé lui même en devenant obéissant jusqu'à mourir, et à mourir sur une croix.

1 Cor 15, 13-14 : S'il n'y a pas de résurrection des morts, le Christ, lui non plus, n'est pas ressuscité. Et si le Christ n'est pas ressuscité, notre message est sans objet et notre foi est vaine.

Ap. 21, 1-4 : Puis je vis un ciel nouveau, une terre nouvelle, car le premier ciel et la première terre auront disparu, et de mer, il n'y en aura plus. Voici la demeure de Dieu avec les hommes. Il aura sa demeure avec eux, ils seront son peuple, et lui sera leur Dieu, il essuiera toutes larmes de leurs yeux : de mort, de pleur, de cri et de peine, il n'y en aura plus car l'ancien monde s'en est allé.


par un moine orthodoxe de Nîmes